Quel récupérateur d’eau choisir citerne, cuve ou aérien ?

récupérateur eau aerien

Quel matériau choisir pour sa citerne ?

Plastiquebéton ou encore acier, là encore le choix s’offre à vous. Mais là encore les différents matériaux ne présentent pas les mêmes qualités, examinons donc leur principaux défauts et qualités.

La cuve en plastique (polyéthylène) est la plus répandue en usage hors-sol pour l’arrosage du jardin. Elle constitue la solution la moins onéreuse et beaucoup la plébiscitent pour sa légèreté qui la rend facilement manipulable. Il est conseillé de déposer des parpaings ou des pierres calcaires au fond d’une cuve plastique afin d’adoucir l’eau. Si elle n’est pas enterrée veillez à ce qu’elle ne soit jamais entièrement remplie en hiver pour éviter que le gel la fasse exploser.

La cuve en béton est souvent choisie pour les installations enterrées, mais peut tout aussi bien convenir en extérieur. Le plus gros avantage du béton est la composition chimique de ce matériau qui adoucit l’eau, la rendant naturellement moins agressive pour vos canalisations.
Cependant une cuve en béton demande plus d’entretien qu’un modèle similaire en polyéthylène. En effet le béton retient plus la saleté et la rigidité du matériau entraine l’apparition de microfissures. Pour ces raisons l’enduit doit être refait tous les cinq ans environ.

La cuve en acier se destine principalement aux professionnels mais les particuliers peuvent également s’en faire installer une chez eux. Le matériau est résistant et particulièrement bien adapté aux grands volumes. Bon marché son principal inconvénient est la forte sensibilité du matériau à la corrosion de l’eau.

Pour quels postes peut-on utiliser l’eau de pluie ?

L’eau qui nous tombe du ciel est certes une ressource aussi naturelle que l’air que nous respirons mais elle n’est pas pour autant dépourvue de bactéries et d’agents pathogènes. Cette eau n’est pas potable, pour cette raison elle ne peut se substituer à l’eau courante classique pour tous les usages. En effet, la législation est stricte à ce sujet, l’eau de pluie peut uniquement être utilisée pour tout usage non alimentaire et ne pouvant être ingéré, comme l’arrosage du jardin, le nettoyage des sols, les toilettes et la machines à laver. Pour le lave-vaisselle, la cuisine, les lavabos et la douche ainsi que le bain la loi interdit formellement l’usage de l’eau de récupération.

Certains utilisent l’eau de pluie uniquement pour l’arrosage de leur jardin, auquel cas, une simple cuve externe suffit. En revanche, si vous souhaitez une utilisation plus large de l’eau de pluie (WC, machine à laver), il vous faudra obligatoirement opter pour une cuve enterrée et équipée d’un système de filtrage et de pompage. Il s’agit là d’une mesure visant à limiter l’entrée des bactéries dans la maison. En effet, la luminosité et la chaleur favorisent la prolifération bactérienne dans une cuve externe, alors que l’eau retenue dans une citerne enterrée, sera plus propre et pourra en plus être utilisée toute l’année en étant à l’abri du gel.

Quelle part de sa consommation d’eau potable classique peut-on remplacer par l’eau de récupération ?

Si on étudie à la loupe notre consommation d’eau on remarque que sur les 150 litres consommés par jour et par personne en France, une infime part nécessite réellement de l’eau potable. Sur les 150 litres de consommation moyenne, 39% sont utilisés pour les douches et bains, 20% pour la chasse d’eau, 12% pour les lessives, 12% également pour l’arrosage et le lavage des voitures, 10% pour la vaisselle, 6% pour la cuisine… et 1% seulement est consommé en tant que boisson.
Si on se réfère au cadre juridique français (qui est par certains pointé du doigt comme étant trop strict), 44% de notre consommation peuvent être alimentés par l’eau de récupération (chasse d’eau, lessives, arrosage et lavage des voitures), ce qui est loin de représenter une part minoritaire.

En terme d’économies, jusqu’à combien d’euros est-il possible d’économiser sur sa facture d’eau ?

Tout dépend de vos habitudes de consommation et de la part que vous souhaitez réserver à l’eau de pluie dans vos besoins quotidien en eau. Au maximum il est possible de diviser sa facture d’eau par deux.

Quel volume peut contenir une citerne et quelle taille prévoir en fonction de la taille de son foyer ?

Il existe un panel assez varié de cuves de différentes tailles. Sur le marché il est possible de trouver des petites citernes de 3 mètres cube (soit 3 000 litres) à installer dans votre jardin, ou bien des mégas citernes à enterrer pouvant contenir plus de 15 m cubes d’eau.

recuperateur d'eau enterré

Pour savoir quel type de cuve répondra le mieux à vos besoins il vous faut au préalable vous renseigner au sujet de la pluviométrie de votre région, de la surface et du matériau qui compose votre toiture. En effet il faut commencer par estimer le volume d’eau moyen à stocker.
Mais il vous faudra également déterminer l’usage souhaité de cette future eau de pluie. Si vous visez l’usage maximum (jardin plus usage domestique dans la limite du possible) et si vous n’êtes pas très économes, il faut considérer une consommation de 370 litre par jour pour un ménage de 4 personnes. Pour permettre une bonne utilisation de l’eau de pluie même pendant les périodes plus sèches il est conseillé de prévoir un mois de stockage, ce qui revient à 11 100 litre par mois. Il faudra donc dans ce cas une cuve de 12 m cubes. Bien sûr nous ne saurions trop vous conseiller de faire attention à votre consommation d’eau ! Mousseurs sur les robinets, récupération d’eau de lavage pour l’arrosage etc. On voit très rapidement la différence sur la facture !

Quelles différences existe-t-il entre une cuve enterrée et une cuve placée à l’extérieur ?

recuperateur eau sur gouttière

La cuve placée à l’extérieur se destine presque exclusivement à l’arrosage du jardin. En effet pour pouvoir alimenter votre maison toute l’année mieux vaut opter pour une cuve enterrée pour les raisons suivantes :

  1. L’obscurité réduit fortement le risque de prolifération bactérienne
  2. La température quasi constante du sous-sol élimine le risque de gel en hiver

Quelles limites le cadre juridique impose-t-il à l’utilisation de l’eau de pluie ?

Comme nous l’avons expliqué ici, la loi française est stricte au sujet de l’usage domestique de l’eau de pluie. On peut uniquement l’utiliser pour tout usage non alimentaire et ne pouvant être ingéré, comme l’arrosage du jardin, le nettoyage des sols, les toilettes et la machine à laver (au 20/07/11). Il est donc formellement interdit d’utiliser l’eau de pluie pour le lave-vaisselle, la cuisine, les lavabos et la douche ainsi que le bain.

Toujours dans un souci de santé publique il est obligatoire d’installer deux réseaux de tuyauterie séparés afin qu’aucune contamination de l’eau potable courante soit possible. En termes concrets une même arrivée d’eau sera alimentée soit par l’eau de pluie soit par l’eau potable, mais pas les deux.

Toute installation de cuve à récupération d’eau de pluie doit être signalée en mairie. En effet, si vous vous affranchissez de la collectivité pour une partie de votre approvisionnement en eau, vous en restez en revanche dépendant pour le retraitement des eaux usées.

S’équiper d’un récupérateur d’eau pluie donne-t-il droit à une aide de l’état ?

Oui, comme tous les travaux améliorant les performances écologiques de votre logement. L’installation d’une citerne pour l’alimentation domestique vous donne droit à un crédit d’impôt représentant 25% du prix de l’équipement hors main-d’œuvre ! Cette décote est plafonnée à 8000 euros pour une personne seule, 16 000 euros pour un couple marié et 400 euros par enfant. Généreux si on considère qu’un tel système coûte entre 1500€ et 8000€.

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Catégorisé comme Maison

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